Le dôme tiendra-t-il ?

Projet initial pour les piles
Une comparaison chiffrée avec quelques exemples européens (Saint-Pierre de Rome, Saint-Paul de Londres) et parisiens (la chapelle de la Sorbonne, le Val-de-Grâce, les Invalides) montre que le rapport entre l’épaisseur des piédroits qui soutiennent le tambour d’une coupole et le diamètre intérieur de celle-ci est généralement compris entre 1/4 et 1/7e. L’épaisseur des piliers du Panthéon prévus par Soufflot n’équivaut qu’à 1/10e du diamètre. Le débat prend de l’ampleur. Soufflot est attaqué de toutes parts. Il meurt découragé le 5 janvier 1780 avant la fin des travaux.

L’intérieur du Panthéon de Paris
Jean-Baptiste Rondelet, dessinateur dans l’agence de Soufflot et l’un des meilleurs spécialistes des questions de statique, achève le chantier. Il épaissit les piliers en y noyant les colonnes auxquelles il ajoute des pilastres. Ce choix va à l’encontre de la légèreté du projet initial, mais il garantit en partie la stabilité de la coupole.
La construction du dôme du Panthéon est l’occasion de l’un des débats les plus animés dans l’histoire de la construction en France. Le dôme tiendra-t-il ? Les spécialistes s’affrontent sur cette question cruciale.
En 1769, l’architecte Pierre Patte affirme que les piliers prévus par Soufflot pour supporter la coupole sont trop minces.
Une comparaison chiffrée avec quelques exemples européens (Saint-Pierre de Rome, Saint-Paul de Londres) et parisiens (la chapelle de la Sorbonne, le Val-de-Grâce, les Invalides) montre que le rapport entre l’épaisseur des
piédroits
qui soutiennent le tambour d’une coupole et le diamètre intérieur de celle-ci est généralement compris entre 1/4 et 1/7. L’épaisseur des piliers du Panthéon prévus par Soufflot n’équivaut qu’à 1/10 du diamètre.
Le débat prend de l’ampleur. Soufflot est attaqué de toutes parts. Il meurt découragé le 5 janvier 1780 avant la fin des travaux.