Les outils du couvreur

Couvreurs sur un toit d’ardoise
Sur un toit en ardoise partiellement couvert, trois couvreurs sont au travail. À gauche sur l’échelle, le premier monte des feuilles d’ardoise vers le faîtage. Le second découpe les feuilles à la forme voulue avec son marteau de couvreur. Le troisième cloue les feuilles sur les montants en bois (voligeage).
Un dernier artisan à gauche, suspendu au toit, assis sur une plate-forme de bois, permet de se faire une idée des dispositifs mis en œuvre pour s’arrimer au toit. On peut les observer, ainsi que les outils du couvreur en ardoise, dans la partie inférieure de la planche.
© BnF
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Les principaux outils nécessaires pour la pose des ardoises sont représentés sur la planche :
– le marteau de couvreur (fig. 10) a plusieurs fonctionnalités : un bord tranchant pour couper les ardoises, une pointe pour percer l’ardoise, un bout large et carré pour enfoncer des clous, un arrache-clou à son sommet et une petite encoche qui permet d’enlever et de remettre les rivets quand on fait des réparations. Ce type de marteau, qui existe déjà au 17e siècle, est toujours utilisé de nos jours ;
– l’essette (fig. 11) possède un côté aplati et tranchant pour couper le bois ou arracher des clous ;
– l’enclumette (fig. 18) est un outil en fer en forme de T qui reçoit l’ardoise à tailler ;
– le tire-clou (fig. 17).
Il faut noter que la sécurité sur le chantier est très insuffisante. On accède au toit grâce à des cordes nouées (les “fouets”, fig. 6) au bout desquelles des étriers ou jambières (fig. 14) sont installés afin d’amorcer la montée.