Les techniques de construction

La mosquée de Samarra
Les ziggurats sont de base carrée ou rectangulaire. Pourtant, la peinture occidentale représente souvent la tour de Babel sous forme d’un édifice à base circulaire, avec une rampe en spirale. La mosquée de Samarra, qui se trouve aujourd’hui en Irak, a probablement inspiré les représentations de la tour de Babel. Elle est construite au 9e siècle sur les bords du Tigre. Haut de 54 m, son minaret de brique constitué d’une rampe en spirale représente un exploit architectural.
© Jean-Jacques Gelbart, avec l’aimable autorisation des Editions Gelbart
© Jean-Jacques Gelbart, avec l’aimable autorisation des Editions Gelbart
Loin d’être un simple amas de briques, la ziggurat est un édifice complexe qui exige les compétences spécifiques des maîtres maçons. En effet, contrairement aux pyramides égyptiennes, il n’y a ni chambre ni couloir au centre des ziggurats. Ce sont des édifices complètement pleins, ou presque. Il faut tout de même y ménager d’étroits tunnels qui compensent la dilatation ou la rétractation de l’argile selon la température. Des gouttières sont aussi prévues pour évacuer les eaux.
Les bases des ziggurats sont carrées (plutôt au nord) ou rectangulaires (plutôt au sud). Certains archéologues pensent que les étages des ziggurats étaient peints de couleurs différentes.
Illusion d’optique
Si la structure des ziggurats semble simple, les constructeurs ont pourtant recours à une technique relevant de l’illusion d’optique pour la faire paraître plus haute : les murs sont légèrement courbés vers l’intérieur à leur sommet, ce qui entraîne le regard vers le haut.