Voûtes et coupoles, de nouvelles formes

Élévation en perspective du pont du Gard
Le Pont du Gard s’élève sur trois niveaux car sa hauteur permet un débit continu de l’eau. Il doit aussi résister à la force du courant. Ces différentes contraintes expliquent sa structure.
Les piles du pont. Un pont doit être capable de résister à la force du courant pour ne pas être entraîné. C’est pourquoi le nombre de piles (les appuis dans l’eau) doit être réduit au maximum.
Le profil des piles. Face au courant, les piles sont construites en biseau (ou en "éperon"), comme les proues des bateaux, afin de casser la force du courant.
Les voûtes. Les voûtes sont construites en "plein cintre", c’est-à-dire en parfaits demi-cercles.
Les pierres en saillis. Les pierres que l’on voit dépasser des murs ont servis d’appui pour les échafaudages lors de la construction. (image vld) Les deux premiers niveaux. Ils sont faits de pierres de grande dimension, liées avec des crampons de bois, sans mortier.
Le troisième niveau. Le troisième niveau est fait de moellons de taille plus réduite que les deux premiers. Ils sont liés avec du mortier afin d’assurer l’étanchéité de cet espace où l’eau circule.
La canalisation. Large de 1, 20m et haute de 1, 85m, elle est couverte de dalles. L’eau s’y déverse en direction de Nîmes. Aujourd’hui, cette canalisation est revêtue d’une couche calcaire qui atteint par endroits 40 cm d’épaisseur !
Les piles du pont. Un pont doit être capable de résister à la force du courant pour ne pas être entraîné. C’est pourquoi le nombre de piles (les appuis dans l’eau) doit être réduit au maximum.
Le profil des piles. Face au courant, les piles sont construites en biseau (ou en "éperon"), comme les proues des bateaux, afin de casser la force du courant.
Les voûtes. Les voûtes sont construites en "plein cintre", c’est-à-dire en parfaits demi-cercles.
Les pierres en saillis. Les pierres que l’on voit dépasser des murs ont servis d’appui pour les échafaudages lors de la construction. (image vld) Les deux premiers niveaux. Ils sont faits de pierres de grande dimension, liées avec des crampons de bois, sans mortier.
Le troisième niveau. Le troisième niveau est fait de moellons de taille plus réduite que les deux premiers. Ils sont liés avec du mortier afin d’assurer l’étanchéité de cet espace où l’eau circule.
La canalisation. Large de 1, 20m et haute de 1, 85m, elle est couverte de dalles. L’eau s’y déverse en direction de Nîmes. Aujourd’hui, cette canalisation est revêtue d’une couche calcaire qui atteint par endroits 40 cm d’épaisseur !
© BnF

Arc de pierre à Herculanum et technique de l’opus reticulatum
Alliée à celle du blocage, la maîtrise du béton va permettre aux Romains de construire des structures très solides et d’un seul tenant, et de développer de nouvelles formes architecturales, inconnues des Grecs : la voûte et la coupole. Ils peuvent ainsi construire rapidement et à moindres frais des bâtiments de grande envergure, reposant sur des arcs : la coupole du Panthéon, des thermes, ou encore des aqueducs comme le pont du Gard, où l’utilisation pour la canalisation d’un mortier de tuileau (mélange de chaux grasse, de briques et de tuiles broyées) assure l’étanchéité du dispositif.
© Nathalie Ryser
Alliée à celle du blocage, cette maîtrise du béton va permettre aux Romains de construire des structures très solides et d’un seul tenant, et de développer de nouvelles formes architecturales, inconnues des Grecs : la voûte et la coupole. Ils peuvent ainsi construire rapidement et à moindres frais des bâtiments de grande envergure, reposant sur des arcs : la coupole du Panthéon, des thermes, ou encore des aqueducs comme le pont du Gard, où l’utilisation pour la canalisation d’un mortier de tuileau (mélange de chaux grasse, de briques et de tuiles broyées) assure l’étanchéité du dispositif.