Des fondations sur un sol instable

L'opéra de Sydney, Australie
L’histoire de l’Australie est beaucoup plus vieille que ne laisse croire sa date de fondation : 1901.
Les premières expéditions européennes certifiées dans cette terre lointaine remontent au début du 17e siècle. L’Australie est alors peuplée de quelques centaines de tribus parmi lesquels on trouve les Aborigènes et les Indigènes du détroit de Torrès.
Située au sud-est du continent, la baie de Sydney est découverte par le capitaine Cook en 1770 qui attribue à la région le nom de Nouvelle-Galles du Sud.
La colonisation débute : les Britanniques envoient un millier de personnes dans la baie de Sydney, alors connue sous le nom de Port Jackson, qui devient une colonie pénitentiaire. Les conditions de vie furent très difficiles pour les bagnards, les administrateurs, les colons et les populations autochtones.
Sydney se développe au cours du 19e siècle grâce notamment à la “ruée vers l’or“ qui attira de nombreux migrants.
© Opéra de Sydney
© Opéra de Sydney
Les fondations de l’Opéra ont causé beaucoup de difficultés techniques. Tandis que le sous-sol de Sydney est majoritairement constitué de grès, on découvre après des sondages que le promontoire de Bennelong Point repose sur un sous-sol peu stable de sable, de vase, d’argile avec tout au fond, un peu de grès.
On décide alors de créer un sol plus solide en balisant le site d’un réseau d’environ 600 pieux de béton s’enfonçant à 25 m, liés par des semelles de béton de plusieurs mètres d’épaisseur. Ces travaux se révèlent par la suite relativement inutiles car, entre temps, la conception des toitures a évolué, passant à une structure presque autoportante.
Il faut noter que la question des fondations dans un sol instable ne date pas d’hier ! Il suffit de penser à la manière dont furent construits les palais de Venise.
Plus près de nous, voir aussi les techniques employées au Havre pour la reconstruction de la ville après la Seconde Guerre mondiale, sur un sol très humide.