Le plomb

Une restauration exceptionnelle
En 2013 et pendant une dizaine d'années environ, l'un des plus grands chantiers de restauration d'Europe permet de consolider durablement le bâtiment. Car plusieurs problèmes se posent :
- la coupole se tasse ;
- des pierres se cassent et des fissures apparaissent au point de départ des grands arcs ;
- enfin, l'oxydation de certains éléments métalliques fait éclater les pierres suite à un défaut d'étanchéité.
L'échafaudage qui recouvre le dôme est entièrement est autoportant, de manière à ne pas peser sur le monument et à le respecter totalement.
Le chantier de restauration exige la mise en place d’échafaudages d’une ampleur exceptionnelle. La structure, de 315 tonnes et s’élevant à 37 m de hauteur, est appuyée sur des pieux de 17 m enfoncés dans le sol.
© Simon Texier
© Simon Texier
Le plomb est à l’origine employé autant pour la couverture que pour les canalisations. Celui qui le travaille est le plombier, qui ne se distingue pas alors du couvreur.
Au Moyen Âge, le plombier recouvre de plomb les charpentes des bâtiments, en clouant de larges feuilles de ce métal sur les lattes de bois (liteaux) qu’il a posées au préalable sur les pièces de charpente.
D’autres métaux comme le cuivre, l’argent ou l’étain peuvent même être utilisés. Mais, trop précieux, ils ont généralement été retirés et fondus par la suite pour d’autres besoins.
Facile à manier et à modeler, le plomb permet de façonner des ornements de toits qui sont fondus ou repoussés au marteau : les crêtes, épis ou poinçons inspirés de motifs végétaux, animaux ou de personnages historiques se multiplient sur les toitures, dès le Moyen Âge mais surtout à la Renaissance.
Aujourd’hui, d’autres métaux comme l’aluminium ou le titane peuvent entrer dans la composition des toitures.