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Des d’arcs-boutants cachés pour renforcer la structure

Panthéon de Paris
Des d’arcs-boutants cachés pour renforcer la structure
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La construction du dôme du Panthéon est l’occasion de l’un des débats les plus animés dans l’histoire de la construction en France. Le dôme tiendra-t-il ? Les spécialistes s’affrontent sur cette question cruciale. En 1769, l’architecte Pierre Patte affirme que les piliers prévus par Soufflot pour supporter la coupole sont trop minces.
Une comparaison chiffrée avec quelques exemples européens (Saint-Pierre de Rome, Saint-Paul de Londres) et parisiens (la chapelle de la Sorbonne, le Val-de-Grâce, les Invalides) montre que le rapport entre l’épaisseur des piédroits qui soutiennent le tambour d’une coupole et le diamètre intérieur de celle-ci est généralement compris entre 1/4 et 1/7e. L’épaisseur des piliers du Panthéon prévus par Soufflot n’équivaut qu’à 1/10e du diamètre. Le débat prend de l’ampleur. Soufflot est attaqué de toutes parts. Il meurt découragé le 5 janvier 1780 avant la fin des travaux.
Maximilien Brébion prend le relais et choisit de renforcer la structure au moyen d’arcs-boutants cachés entre la nef et le mur de façade extérieur. Ce dispositif, typique des édifices gothiques, permet de contenir la poussée des voûtes.

Mots-clés

  • 18e siècle

© Bibliothèque nationale de France

  • Auteur(es)
    Antoine-Jean-Baptiste Rondelet (1785-1863)
  • Description technique
    Traité théorique et pratique de l’art de bâtir. Tome 6, planches par Jean Rondelet
  • Provenance

    Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, V-9147 (BIS, 7)

  • Lien permanent
    ark:/12148/mm320201006d