Focus
Le rococo ou baroque tardif

Vivre "sans souci" à Sanssouci
Construit sur un étage seulement, le château est de dimensions modestes. Si Frédéric II souhaite un si petit château, ce n’est certainement pas par manque de moyens. Le monarque souhaitait se défaire de l’étiquette pompeuse et rigide qui règne alors dans la maison Hohenzollern, et préserver son intimité afin de vivre "sans souci". Plutôt que de rassembler une cour nombreuse, il préfère réunir ses amis les plus proches et les artistes qu’il affectionne pour s’adonner aux plaisirs simples de la lecture, de la musique et des conversations philosophiques.
© SPSG / Leo Seidel
© SPSG / Leo Seidel
Le rococo est un mouvement artistique qui s’épanouit au 18e siècle dans les cours européennes, notamment en Europe centrale et du Sud. Comme pour beaucoup d’autres courants (maniérisme, baroque, impressionnisme…), le terme “rococo” est tout d’abord péjoratif. Il pourrait venir de la combinaison des mots “rocaille“ (en français) et “baroco” (du portugais, qui désignait à cette époque une perle irrégulière, bizarre). Sous influences autrichienne, française et italienne, le rococo s’exprime tout particulièrement dans l’architecture et les arts décoratifs. La Prusse représentait l’un des foyers les plus actifs de ce courant.
Une décoration omniprésente
Le rococo séduit par la liberté de son dessin et sa légèreté. Il se distingue par le traitement de l’espace et de la lumière. Les salles de réception sont de véritables scènes de théâtre : les architectes et les artistes y jouent avec les effets d’illusion. Contrairement aux anciennes compositions figées, ils cherchent à exprimer le mouvement et la dilatation de l’espace.
L’ornement joue un rôle particulièrement important dans cette recherche : à l’extérieur comme à l’intérieur, du plancher au plafond, du sol au toit, l’architecture est envahie de sculptures (sur tous supports), dorures et peintures. Insérés entre les panneaux de lambris, les miroirs démultiplient et amplifient les pièces.

Salon du palais de Sanssouci à Potsdam près de Berlin
Le palais de Sanssouci est de style "rococo". Le rococo séduit par la liberté de son dessin et sa légèreté. Il se distingue par le traitement de l’espace et de la lumière. Les salles de réception sont de véritables scènes de théâtre : les architectes et les artistes y jouent avec les effets d’illusion. Contrairement aux anciennes compositions figées, ils cherchent à exprimer le mouvement et la dilatation de l’espace.
L’ornement joue un rôle particulièrement important dans cette recherche : à l’extérieur comme à l’intérieur, du plancher au plafond, du sol au toit, l’architecture est envahie de sculptures (sur tous supports), dorures et peintures. Insérés entre les panneaux de lambris, les miroirs démultiplient et amplifient les pièces.
© Gabriel Roche-Tamic
© Gabriel Roche-Tamic

Château de Sanssouci, salle de concert
Le palais de Sanssouci est de style "rococo". Le rococo séduit par la liberté de son dessin et sa légèreté. Il se distingue par le traitement de l’espace et de la lumière. Les salles de réception sont de véritables scènes de théâtre : les architectes et les artistes y jouent avec les effets d’illusion. Contrairement aux anciennes compositions figées, ils cherchent à exprimer le mouvement et la dilatation de l’espace.
L’ornement joue un rôle particulièrement important dans cette recherche : à l’extérieur comme à l’intérieur, du plancher au plafond, du sol au toit, l’architecture est envahie de sculptures (sur tous supports), dorures et peintures. Insérés entre les panneaux de lambris, les miroirs démultiplient et amplifient les pièces.
© SPSG / Leo Seidel
© SPSG / Leo Seidel
Le goût de la nature et de l’exotisme
Les ornemanistes (artisans spécialistes des ornements) puisent une grande part de leur inspiration dans la nature pour laquelle s’exprime un amour de plus en plus fort. Les scènes mythologiques et les figures exotiques (“chinoiseries”, motifs orientaux…) complètent ce décor envahissant qui traduit aussi parfois une certaine “horreur du vide”.