Une collaboration nouvelle entre ingénieurs et architectes

Façade de la halle Tony Garnier à Lyon
Façade de la halle Tony Garnier à Lyon | droits Creative Commons - Paternité. Pas d’utilisation commerciale. Pas de modification.
Intérieur de la halle Tony Garnier à Lyon
Intérieur de la halle Tony Garnier à Lyon |

droits Creative Commons - Paternité. Pas d’utilisation commerciale. Pas de modification.


Ingénieurs et architectes

La distinction entre ingénieurs et architectes n’est pas tout à fait claire jusqu’à la fin du 18e siècle. À partir du 19e siècle, l’introduction des matériaux issus de l’industrie (métal, béton) dans le domaine de l’architecture pousse ces deux corps de métier à collaborer.

Des formations spécialisées

La création des écoles d’ingénieurs, comme l’école des Ponts et Chaussées (1775), des Mines (1783) ou Polytechnique (1794), aboutit à des formations spécialisées complémentaires. Dans un premier temps, les ingénieurs cultivent une vision plus technique et travaillent à la conception des ponts, routes, ports, ouvrages d’art et de défense tandis que les architectes demeurent dans le domaine plus spécifiquement artistique et collaborent à des bâtiments officiels ou des demeures privées.

Une collaboration croissante

Puis la nécessité de connaître les propriétés des matériaux de construction nouveaux, issus de l’industrie (métal, béton), rend de plus en plus indispensable la collaboration entre ingénieurs et constructeurs.

Dans le cas des abattoirs de la Mouche, Tony Garnier dessine à grands traits la halle et demande à l’ingénieur Bertrand de Fontviolant (1861-1954) de concevoir la charpente métallique.

Ce dernier est un ingénieur diplômé de l’École centrale de Paris. Professeur de mécanique dans l’école qui l’a formé, il travaille à la réalisation d’ouvrages d’art, comme les ponts ferroviaires. En amont de ces ambitieux travaux, il entreprend de savants et complexes calculs sur l’élasticité des arcs métalliques.