Des temples en couleurs

Temple de Zeus à Olympie
Le métier de peintre remonte, comme pour tous les métiers du bâtiment, à la plus haute Antiquité. Les vestiges de Perse, d’Égypte ou de Grèce n’ont pas toujours été de somptueux blocs de pierre simplement sculptés. Le temps a effacé les couleurs vives qui recouvraient les idoles et les murs des temples, des palais et des maisons – à l’intérieur comme à l’extérieur. Dans les temples grecs par exemple, toutes les sculptures étaient rehaussées de rouge et de bleu, voire d’or.
Certains noms de peintres sont parvenus jusqu’à nous : ainsi l’Égyptien Aristide de Thèbes à qui l’on doit la peinture à l’encaustique (ou à la cire) au 4e siècle av. J.-C., ou Cléophante de Corinthe qui expérimenta le camaïeu (peinture monochrome imitant les bas-reliefs).
© Jacques Martel, http : //www. virtuhall. com/images/virtuel/martel/temple-zeus-u-1.htm
© Jacques Martel, http : //www. virtuhall. com/images/virtuel/martel/temple-zeus-u-1.htm

Façades partielles du Parthénon et du temple d’Egine
À l’extérieur, c’est surtout la frise et le fronton qui portaient des couleurs vives comme le rouge, le bleu, le blanc ou le jaune. Ces couleurs donnaient du relief aux sculptures géométriques ou figuratives qui ornaient le temple.
Les temples grecs, taillés dans le marbre, nous apparaissent aujourd’hui d’un blanc étincelant. En réalité, l’intérieur comme l’extérieur du temple étaient peints.
À l’extérieur, c’est surtout la frise et le fronton qui portaient des couleurs vives comme le rouge, le bleu, le blanc ou l’or. Les
triglyphes
étaient quant à eux recouverts de bleu vif. Ces couleurs donnaient du relief aux sculptures géométriques ou figuratives qui ornaient le temple.